A swedish love story

Publié le par may


Dès que j'ai vu les images chez notre ami Allociné, je me suis engouffrée dans une recherche sur ce film. Bloggueuses globe trotteuses, vous reconnaîtrez le style de nos copines scandinaves de chez Lisaplace, Modernitet and Co.



"A swedish love story" est un film réalisé en 1969 par Roy Andersson, qui sort seulement maintenant en France.

Roy Andersson avait 27 ans lorsqu'il a tourné se film (ça vous met pas la pression. et toi, t'as fait quoi à 27 ans? euh...). Après son deuxième film mal accueilli par la critique, il s'est tourné vers la publicité. Il reviendra aux longs métrages avec des oeuvres ayant toujours une grande finesse d'observation, mais beaucoup plus sarcastique que cette première oeuvre. Il a été primé à Cannes, Grand Prix du Jury en 2000 pour Chansons du deuxième étage que j'avais vu à l'époque. Un film à l'humour très noir. J'ai donc été très surprise par ce film au regard critique, mais également tout en douceur.









Roy Andersson met en scène le monde des adultes lors de pique-niques, 






image so 70's, so jeune fille en fleurs selon moi, très The Cherry Blossom Girl, ou Une jeune demoiselle  dans l'esprit,
















Le beau jeune garçon à la cigarette n'est autre que Björn Andresen qui interpretera quelques mois plus tard le rôle de Tadzio dans Mort à Venise de Luchino Visconti.

On retrouve dans le film deux types de tenues qui illustrent les deux "mondes" du film. Les tenues portées avec les potes, blouson en cuir, les petits hauts de jeune fille, les cheveux blonds ébourrifés en MP-N (dixit Garance) pour la version ado rebelle, et les tenues portées en famille, plus jeune fille en fleurs, avec des vêtements dans des tons pastels, des jupes corolles, et le petit cardigan sur les épaules. 

Le film baigne dans une ambiance douce grâce à des éclairages travaillés, une musique superbe. Le rythme est lent, très peu de dialogues, c'est un film d'observation, de contemplation même . Il se dégage un impression d'optimisme mêlé à une profonde mélancolie. C'est l'histoire d'adolescents, Per et Annica, qui découvrent l'envie et le bonheur d'aimer avec la fraîcheur de leurs 15 ans. Ils passent les journées à voir leurs amis, rester autour du flipper, flirter, avec une certaine insouciance de l'adolescent tout près de basculer vers l'âge adulte. 
La miévrerie est toutefois évitée grâce à la délicatesse des moments, mais également par la mise en relation de ce monde en fragile équilibre et celui des adultes, pathétiques, que l'on sent résignés. Ce parallèle donne une profondeur au film, créant une tension. On sent que le fil de l'adolescence entre l'enfance et l'adulte est juste sur le point de casser, et, juste pour quelques instants, on voudrait rester tout l'après midi à nouveau, insouciants, à jouer avec ces amis.
 

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Arabella 19/06/2008 20:14

...tout ce que j'aime : l'ambiance, la lenteur, les cheveux ébouriffés. Merci pour ce post

may 20/06/2008 08:57


Arabella : merci! j'ai adoré ce film, une ambiance poétique un peu acide, qui laisse rêveuse